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Aider un ami ou un membre de la

famille ayant des troubles de l’humeur (maniaco-dépressif).

Depression and Bipolar Support Alliance (DBSA).

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Je remercie DBSA pour l’autorisation de traduire et d’utiliser leur brochure.

Lien vers le texte original en anglais

Lien vers l'ensemble des brochures de DBSA

 

 

Gina n’avait jamais vu son fils adulte se conduire comme maintenant. IL est resté éveillé plusieurs nuits de suite, et ce matin il est aller faire du shopping et a acheté un ordinateur portable très cher ainsi que d’autres gadgets électroniques. Il parlait plus vite que d’habitude. Quelquefois ses phrases avaient un sens pour Gina, quelquefois non. Il avait de grands plans, il dit à Gina. Il travaillait sur un projet qui pourrait changer le monde. Quand elle lui demanda d’expliquer, il commença à parler rapidement encore, sautant d’un sujet à un autre et s’interrompant lui-même. Après une minute ou plus, il l’a regardé et dit : « Tu n’as juste pas idée ». Il courut dans sa chambre au sous-sol et claquât la porte. Gina passa des heures devant cette porte, écoutant pour être sure qu’il n’allait pas se blesser lui-même. Elle pouvait l’entendre marmonner à lui-même et pianoter sur son clavier d’ordinateur tard dans la nuit.

 

     L’histoire de Gina n’est pas unique. Les troubles de l’humeur comme les troubles maniaco-dépressifs (bipolar disorder) et la dépression affectent des millions de personnes (aux USA). Les membres de leur famille et amis sont aussi affectés. Si une personne que vous aimez a des troubles de l’humeur, vous pouvez vous sentir sans aide, accablé, confus et sans espoir, ou vous pouvez vous sentir blessé, en colère, frustré ou plein de ressentiment. Vous pouvez aussi ressentir des sentiments de culpabilité, de honte et d’isolation ou des sentiments de tristesse, d’épuisement ou de peur. Tous ses sentiments sont normaux. Ce texte va vous parler un peu de ce par quoi votre ami ou membre de la famille passe, et comment vous pouvez aider la personne que vous aimez et vous-même.

Ë Les choses à se rappeler 

·         Ce n’est ni de votre faute, ni de celle que vous aimez.

·         Vous ne pouvez pas guérir cette personne, mais vous pouvez lui apporter du soutien, de la compréhension et de l’espoir.

·         Chaque personne fait l’expérience des troubles de l’humeur de manière différente et présente des symptômes différents.

·         Le meilleur moyen de savoir ce dont elle a besoin et de poser des questions directes.

Ë Que puis-je faire pour aider ? 

·         Gardez à l’esprit qu’un trouble de l’humeur est une maladie physique, traitable, qui affecte le cerveau d’une personne. C’est une maladie réelle, comme le diabète ou l’asthme. C’est n’est pas un changement du caractère ou une faiblesse personnelle, comme ce n’est pas causé par quoi que ce soit que vous ayez fait vous ou un membre de votre famille.

·         Ne pas demander à la personne de « sortir » de cela. Votre ami ou membre de la famille ne peut pas sortir de sa maladie, pas plus qu’elle ne pourrait se libérer du diabète, de l’asthme, du cancer ou de pression artérielle sans traitement.

·         Renseigner vous vous-même sur la maladie de cette personne, ses symptômes et traitements. Prenez un regard de patient sur la maladie en lisant des brochures et des documents, livres, de DBSA ou d’autres sources, de sorte que vous sachiez ce que cette personne vit. Trouvez qu’elle est le bon traitement et comment l’obtenir.

·         Donner une affection et un support sans condition. Comprenez les sentiments de la personne quand elle passe par un mauvais moment. Réassurez là et donner lui de l’espoir dans le future.

·         N’essayer pas d’être un thérapeute ou de régler les problèmes de cette personne. Encouragez là à chercher une aide professionnelle.

·         Rappelez-vous qu’un trouble de l’humeur affecte l’attitude et les idées d’une personne. Quand une personne fait preuve de pensées telles que « rien de bon ne peux m’arriver », « personne ne s’intéresse réellement à moi » ou « j’ai appris tous les secrets de l’univers », c’est probablement la maladie qui parle. Avec un traitement, votre ami ou membre de la famille peut réaliser que ce ne sont pas des sortes de pensées qui reflètent la réalité.

·         Garder des attentes réalistes par rapport à cette personne. Elle peut récupérer, mais ça ne va pas arriver du jour au lendemain. Soyez patient et gardez une attitude positive et pleine d’espoir.

·         Trouver vos propres limites et prenez soins de vous de sorte que vous soyez à même d’être là pour cette personne. Trouvez du soutien pour vous même, avec des amis compréhensifs ou des personnes de la famille, dans une thérapie ou dans un groupe de soutien (Association d'aide aux personnes atteintes de troubles bipolaires (maniaco-dépressifs) et à leur entourage).

Ë Que puis-je faire pour m’assurer que la personne que j’aime a les bons traitements ? 

·         Encouragez cette personne à chercher un traitement. Expliquer lui que le traitement n’altère pas la personnalité et peu grandement l’aider à diminuer ses symptômes.

·         Aider là à se préparer pour les rendez-vous avec les médecins en faisant ensemble une liste de question. Proposez-lui de l’accompagner aux rendez-vous et d’en discuter après.

·         Avec sa permission, parlez au médecin de cette personne au sujet de ses symptômes et de ce que vous pouvez faire pour aider.

·         Encouragez cette personne à obtenir une seconde opinion d’un autre médecin si besoin est.

·         Aider l’a à garder des traces des symptômes, traitements, progrès et régressions dans un journal ou calendrier personnel.

·         Aidez l’a à s’en tenir au programme de traitement qui lui a été prescrit. Demandez si vous pouvez l’aider en lui rappelant les médicaments à prendre et les rendez-vous.

·         Si nécessaire, suggérer des options de traitements en accord avec ce que cette personne a apprise au sujet de ses troubles.

Ë  Comment puis-je aider quelqu’un qui a des symptômes de dépression ? 

La dépression peut amener quelqu’un à avoir des sentiments de tristesse insupportable, de culpabilité, d’inutilité et de désespoir. Cette personne ne veut pas ressentir ces sentiments, mais ne peut pas les contrôler.

S’assurer que son médecin est au courant de ce qui arrive et demander si vous pouvez aider aux taches de tous les jours comme le ménage, faire les courses ou surveiller les enfants. Aider cette personne à s’en tenir à une sorte de routine journalière, même si elle préférait rester au lit. Passer des moments tranquilles à la maison si, il ou elle, ne se sent pas de parler ou de sortir. Rappelez à cette personne que vous êtes là pour la soutenir. Il peut être utile de dire des choses du genre :

« Je suis là pour toi »

« Je m’intéresse/m’inquiète »

« Je peux ne pas comprendre ta douleur mais je peux t’offrir mon soutien »

« Tu es une personne valable, et tu comptes beaucoup pour moi »

« Ton cerveau te trompe maintenant, mais ça fait partie de la maladie »

« Ne laisses pas tomber, tu peux dépasser ça ».

Ë Et si je pense que la personne pourrait penser au suicide ? 

·         Si la personne menace de se suicider maintenant ou est en danger immédiat, emmener là aux urgences immédiatement. N’essayer pas de gérer la crise tout seul. Appeler le numéro des secours ou obtenez de l’aide d’amis ou de membres de la famille.

·         Considérer sérieusement toutes menaces ou paroles de suicide ou de mort sérieusement. Ne présumez pas que la personne essaye juste d’attirer l’attention.

·         Encouragez votre ami ou membre de la famille à appeler et aidez-le ou la à obtenir une aide professionnelle immédiatement.

·         Ne promettez pas à cette personne de garder le secret sur ses idées ou projets suicidaires. Vous pouvez avoir besoin d’en parler à un médecin ou un membre de la famille en vue de lui sauver la vie.

·         Essayer de voir si cette personne a un tel projet. Parler de suicide ne va pas fixer cette idée dans son esprit. Cette personne peut accueillir favorablement la possibilité d’en parler.

·         Offrez votre aide. Offrez votre écoute.

·         Suggérer à cette personne d’appeler une ligne d’écoute si elle est seule et a besoin d’aide.

·         Laissez savoir à cette personne que sa vie est importante et pour vous et pour les autres. Rappeler lui que les idées de suicides sont les symptômes d’une maladie soignable.  

·         S’assurer que votre ami ou membre de la famille ne peut pas se procurer une arme quelconque, des grandes quantités de médicaments ou n’importe quoi qui puisse être dangereux. Vous pouvez avoir besoin de gardez les clés de sa voiture.

Ë Comment puis-je aider quelqu’un durant la phase maniaque ? 

Rappelez-vous que la phase maniaque amène une personne à croire des choses qui ne sont pas vraies, à faire des grands projets pour changer sa vie, dépenser l’argent par excès ou faire des choses qui peuvent être dangereuses. Parfois une personne peut être plus extravertie ou enthousiaste durant les premiers temps d’une phase maniaque. Quels que soient les changements de comportements de cette personne, ceux-ci sont causés par sa maladie, et ne sont pas ce que cette personne est dans le fond. Faites le mieux pour empêcher cette personne de faire des choses qui pourraient être dangereuses. Pousser cette personne à abandonner toute idée de réaliser un grand projet, dépenser beaucoup d’argent, conduire sur une longue distance ou quoi que se soit qu’elle prévoit qui vous semble dangereux, mais gardez à l’esprit qu’elle peut insister à prétendre que tout est sous contrôle. Cela peut être le moment ou vous aurez le plus besoin de demander à d’autres amis, membres de la famille ou professionnels de la santé mentale d’intervenir pour aider cette personne et là garder hors de danger. 

Ë Et si l’hospitalisation est nécessaire ? 

Parfois, quand les symptômes de dépression ou de manie deviennent sévères ou si la personne que vous aimez menace ou tente de se suicider, il est nécessaire pour cette personne d’être hospitalisée. Cela peut sembler effrayant pour vous ou votre ami ou membre de la famille, mais l’environnement sans danger et contrôlé de l’hôpital peut aider cette personne à retrouver la stabilité.

Si vous pensez qu’un séjour à l’hôpital peut lui être bénéfique, trouver tous ce que vous pouvez concernant les hôpitaux locaux et les services pour les patients, en consultation interne ou externe, qu’ils offrent. Essayez de faire cela avant qu’une crise ne vienne. Trouvez si son assurance/mutuelle couvre l’hospitalisation, et le cas échéant, les aides possibles.

Si la personne que vous aimez est ouverte à cette possibilité, suggérez de discuter des possibilités d’hospitalisation avec un médecin avant que le besoin arrive et de créer une liste des meilleurs hôpitaux, médicaments et des méthodes de traitement utilisés dans une crise.

Pendant que cette personne est hospitalisée, soutenez là en lui rendant fréquemment visite et en apportant des objets réconfortants ou familiers tels que livres, CD, animaux en peluches ou vêtements confortables. Faites savoir au personnel de l’hôpital que vous êtes intéressés dans le traitement et les progrès de la personne que vous aimez. Posez des questions au personnel, s’ils n’ont pas les réponses, trouvez quelqu’un à l’hôpital qui les a. Ne craignez pas de vous assurez avec détermination que cette personne reçoit le meilleur traitement. Notez les membres du personnel à qui vous avez parlé et quand. Cela peut être frustrant mais ne laissez pas tomber.

Ë Comment puis-je soutenir quelqu’un durant un traitement en consultation externe ? 

Quand votre ami ou membre de la famille commence à voir un médecin ou un thérapeute, montrer que vous la soutenez dans la décision de suivre un traitement et demander comment vous pouvez être le plus utile. Cette personne peut avoir besoin qu’on lui rappelle les médicaments ou les rendez-vous, qu’on surveille ses symptômes ou qu’on lui fasse un retour sur ses comportements ou progrès. Vous pouvez aussi proposer d’aider à identifier les éléments déclencheurs qui sont susceptibles de provoquer des changements dans l’humeur de cette personne. Souvent les gens avec des troubles de l’humeur ne sont pas conscients du fait qu’ils rentrent dans une phase dépressive ou maniaque.

Apprenez les symptômes de cette personne. Chaque personne est différente, les symptômes de chaque personne sont différents et chaque personne à un besoin de différents types d’aide pour garder les symptômes sous contrôle. Apprenez les médicaments que prend cette personne et quels sont leurs effets secondaires à attendre. Il ou elle peut apprécier votre aide pour élaborer ensemble des stratégies pour faire face ou se relaxer.

Certaines personnes trouvent très utiles d’écrire un programme de prévention de la phase maniaque et du suicide, et d’en donner des copies à des amis de confiance et des membres de la famille. Ces programmes devraient inclure :

·         Une liste des symptômes qui peuvent être le signe que la personne devient manique ou suicidaire.

·         Ce que vous ou d’autres peuvent faire pour aider quand vous observez ces symptômes.

·         Une liste de numéros de téléphone utiles comme des professionnels de santé, des membres de la famille, des amis ou une ligne d’écoute contre le suicide.

·         Une promesse à vos amis ou membres de votre famille qu’il ou elle appellera vous-même, d’autres amis de confiance ou membres de la famille, un de ses médecins ou une ligne de crise d’un hôpital quand les symptômes de phase maniaque ou dépressive deviennent sévères.

·         Des mots encourageants tels que : « ma vie est valable et utile, même si cela ne semble pas le cas maintenant ».

·         Rappel à la réalité tel que : « je ne devrais pas prendre de décisions majeures sur ma vie quand mes pensées défilent et que je me sent « au sommet du monde ». J’ai besoin de m’arrêter  et de prendre le temps discuter de ces choses avec d’autres avant de foncer.

Ë Combien de temps cela va prendre avant que la personne se sente mieux ?    

La récupération est différente selon les gens. Certaines personnes sont capables de se stabiliser rapidement après le début du traitement ; d’autres prennent plus de temps et ont besoin d’essayer plusieurs traitements, médicaments ou combinaisons de médicaments avant de se sentir mieux. Parler de la thérapie peut être utile pour gérer les symptômes pendant ce temps.

La maladie n’est pas la faute de la personne, et le manque de résultats du traitement (quand la personne s’y tient) n’est pas non plus sa faute. Si votre ami ou membre de la famille doit faire face à des doutes sur le traitement, cette personne a besoin plus que jamais de votre soutien et de votre patience. Vous renseignez tous les deux peut vous aider à trouver toutes les options qui sont disponibles et si une seconde option est nécessaire. Aidez la personne que vous aimez à prendre les médicaments comme prescrit, et ne supposez pas que cette personne ne suit pas le traitement juste parce qu’il ou elle ne se sent pas 100% mieux.

Ë Et à propos de moi ? 

C’est important de prendre soin de vous, et c’est normal d’avoir des symptômes de stress, d’anxiété ou de dépression quand quelqu’un qui compte pour vous est malade. C’est important de construire votre propre réseau de soutien de personnes qui vont vous écouter et se sentir concernées par votre bien être, comprenant des amis, membres de la famille et si possible un médecin ou un thérapeute. Il n’y a pas de honte à chercher de l’aide pour vous-même. Vous pouvez penser que vos problèmes sont mineurs en comparaison avec ceux auxquels fait face la personne que vous aimez, mais cela ne veut pas dire que vous ne méritez pas tout autant aide et réconfort. Admettez vos propres sentiments et laissez vous en faire l’expérience.

Prenez du temps pour vous, et prenez le temps de faire des choses qui vous détendent et des choses que vous appréciez. Vous serez mieux à même de soutenir la personne dont vous vous occupez si vous êtes en bonne santé, reposé et détendu. Soyez honnête à propos de vos propres sentiments avec la personne que vous aimez. Parlez ouvertement de vos besoins avec de commencer à ressentir du ressentiment. Par exemple si vous avez besoin de passer du temps tout seul ou à vous reposer, vous avez le droit de le demander.

Ë A propos des enfants dans la famille : 

Les enfants sont affectés par les troubles maniaco-dépressifs ou dépressifs d’un membre de la famille, même s’ils ne comprennent pas exactement ce qui se passe. Il est important de passer du temps avec les enfants à leur expliquer la situation et les encourager à partager leurs sentiments et questions. Parler aux enfants à un niveau qu’ils peuvent comprendre. Les plus jeunes peuvent être satisfaits avec « ta mère (ou autre membre de la famille) ne se sent pas bien en ce moment mais va avoir de l’aide pour se sentir mieux ». D’autres enfants peuvent recevoir du matériel éducatif et être encouragés à se renseigner sur la maniaco-dépression ou la dépression et comment ils peuvent aider leur(s) parent(s). Réassurez les enfants qu’il y aura quelqu’un autour d’eaux pour prendre soin d’eux. Les parents doivent s’assurer auprès des enfants pour chose blessante qu’ils auraient pu dire ou faire pendant la phase maniaque ou dépressive. Faites savoir aux enfants que leurs parents font des efforts pour que ce genre de choses n’arrivent plus à nouveau. 

Ë Au sujet de l’intimité :

Les troubles de l’humeur peuvent amener une tension dans les relations intimes à cause des indiscrétions sexuelles qui peuvent arriver durant les épisodes maniaques ou du manque d’intérêt sexuel qui peut arriver pendant les épisodes dépressifs. Quelques médicaments peuvent aussi provoquer des effets secondaires sur la sexualité qui peuvent être frustrants pour les deux partenaires. La personne que vous aimez peut vouloir parler à son médecin au sujet des changements de médicaments si les effets secondaires sur la sexualité deviennent gênants. Consulter un thérapeute pour les deux peut aussi être une aide.

Ë Que puis-je faire quand mon enfant est malade ? 

Patience et compréhension sont particulièrement importants quand un enfant est malade. Les enfants avec un trouble maniaco-dépressif ont souvent différents symptômes que les adultes, et sont plus susceptibles de passer rapidement des symptômes maniaques aux symptômes dépressifs. Assurer vous que vous avez un médecin qui comprend les troubles de l’humeur chez les enfants et qui est capable de passer du temps pour discuter du traitement de votre enfant. Faites savoir à votre enfant qu’il y a de l’espoir, que vous et le médecin travailler sur une solution qui l’aidera à se sentir mieux. Expliquez le trouble de votre enfant à ses frères et sœurs à un niveau qu’ils puissent comprendre. Suggérez la façon dont ils peuvent aider. Rechercher un thérapeute de famille si nécessaire.

Il peut être utile aussi de se relier avec d’autres parents dont les enfants ont un trouble de l’humeur. La fondation des enfants et adolescents maniaco-dépressifs (CABF) fournie des informations scientifiques, des groupes de soutien gratuits en ligne, forum et chat. Son site Internet contient une librairie en ligne d’articles complets de journaux médicaux, des textes pour enfants et adolescents et le contenu originel comporte des stratégies utiles pour défendre votre enfant à l’école.

Avec l’assistance d’un des personnels de santé de votre enfant, aidez votre enfant à apprendre des techniques de relaxation et à les utiliser à la maison. Apprenez-lui des stratégies positives pour faire face et l’aider à se sentir plus préparé pour les situations stressantes. Encouragez votre enfant à s’exprimer à travers l’art, la musique, l’écriture le jeu ou n’importe quel talent il a. Créer de la routine et de l’organisation à la maison et une liberté sans limites.

Les enfants avec des troubles de l’humeur font mieux dans une maison avec un environnement calme et peu stressant, et avec une famille dont le style de communication est calme, doux, peu critique et focalisé sur la résolution des problèmes plutôt que sur les punitions ou les blâmes. La réduction du stress à l’école en utilisant un programme d’éducation individuelle (IEP) est aussi très importante. Demander une évaluation de la part du conseiller ou du psychologue de votre enfant pour débuter le processus.

Assurez-vous d’enfermer ou d’enlever les armes ou quoi que ce soit que votre enfant puisse utiliser pour se blesser, même les médicaments. Surtout rappelez-vous que les troubles de l’humeur ne sont pas causés par les parents et ne vous blâmez pas pour la maladie de votre enfant.

Si votre enfant avec un trouble de l’humeur est adulte, c’est important de le traitez comme un adulte, même s’il ne se comporte pas comme un adulte. Montrez du respect et rappelez-vous que vous ne pouvez pas contrôler ou dicter ses actions. Vous pouvez ne pas arriver à forcer votre enfant à se rendre aux rendez-vous des médecins ou à prendre ses médicaments autant que vous le voudriez. Comme avec les autre membre de la famille, continuez d’encourager le traitement et d’offrir votre soutien, mais établissez des frontières pour vous aussi, comme de ne pas prêter de l’argent si votre enfant semble avoir des symptômes maniaques ou hypomaniaques.

Ë Que puis-je faire quand une personne âgée de la famille est malade ? 

Rappelez-vous les troubles de l’humeur ne sont pas un élément « normal » de la vieillesse. Vous pouvez avoir à faire face à des difficultés additionnelles si une personne âgée est malade et vit loin de vous ou d’un lieu de vie assisté. Restez informé sur les traitements que reçoit cette personne, de la même façon que si elle était à l’hôpital. Développer une relation avec son médecin et les personnels de son lieu de vie. Cette personne âgée peut avoir besoin d’aide pour penser à prendre ses médicaments. Assurez-vous  que tous ses médecins communiquent entre eux si elle est traitée pour plusieurs maladies. Cela est extrêmement important puisque certains médicaments contre les troubles de l’humeur peuvent interagir avec des médicaments pour d’autres maladies et causer des problèmes.

Il peut être utile pour vous de passer du temps en plus avec votre membre de la famille âgé ou si cela est difficile, de rencontrer d’autres membres de la famille pour voir si vous pouvez lui rendre visite ou vous en occuper à tour de rôle.

Ë Comment les groupes de soutien DBSA peuvent aider la personne que j’aime et moi-même ? 

DBSA a des centaines de groupes de soutien aux Etats Unis pour apporter aux personnes avec des troubles maniaco-dépressifs ou dépressifs et ceux qu’ils aiment des moyens pratiques de faire face à la maladie et de travailler sur l’amélioration du bien être. Vous n’avez pas à vous sentir seul ou honteux. Les participants de ces groupes sont des personnes avec des troubles de l’humeur et leurs familles qui partagent leur expérience, discutent des qualités pour faire face et s’apportent de l’espoir dans un environnement sain et confidentiel.

Les groupes de soutiens DBSA fournissent la présence et l’assistance qui est importante pour une récupération qui dure. Les gens qui vont à ces groupes disent que ceux-ci:

·         Apportent un lieu sain et accueillant pour l’acceptation mutuelle, la compréhension et la découverte de soi-même.

·         Leur donne l’opportunité d’aller vers les autres et de bénéficier de l’expérience de ceux qui sont passés par-là.

·         Les motive à suivre leur programme de soin.

·         Les aide à comprendre que les troubles de l’humeur ne définissent pas ceux qu’ils sont.

·         Les aide à redécouvrir leur force et leur humour.

Les gens qui ont assisté à ces groupes pour plus d’un an sont moins susceptibles d’avoir été hospitalisés pour leur trouble de l’humeur pendant cette année, selon une récente étude de DBSA.

Ë Il y a de l’espoir. 

En tant qu’ami ou membre de la famille de quelqu’un qui doit faire face à un trouble maniaco-dépressif ou à la dépression, votre soutien est une part importante du processus conduisant au bien être. Vous pouvez vous sentir frustré, inquiet ou sans espoir à certains moments mais il est important, pour vous et la personne que vous aimez, de ne pas perdre espoir. Les traitements des troubles de l‘humeur fonctionnent, et la majorité des personnes avec un trouble de l’humeur peuvent retrouver un état stable et une vie productive. Continuer de travailler avec la personne que vous aimez et son personnel de santé pour trouver les traitements qui marchent et rappelez à la personne que vous aimez que vous êtes là pour la soutenir.

Ë Appendice : les faits au sujet des troubles de l’humeur : 
*   Que sont les troubles de l’humeur ?

Les troubles de l’humeur sont des conditions médicales traitables impliquant des changements d’humeur, de pensées, d’énergie et de comportement. Une personne avec un trouble maniaco-dépressif a son humeur qui alterne habituellement entre la  phase maniaque ou humeur extrêmement haute et la phase dépressive ou humeur extrêmement basse. Ces changements d’humeur peuvent durer des heures, des jours, des semaines ou des mois. Une personne avec une dépression majeure (unipolaire) a des périodes de moral bas et peut avoir des crises de larmes, des changements significatifs d’appétit ou de sommeil, des pertes d’énergie et d’autres symptômes. Les troubles de l’humeur ne sont pas des changements de caractère ou un signe d’une faiblesse personnelle. Une personne ne peut « sortir » ou « contrôler » ces changements d’humeur causés par le trouble de l’humeur.

 Les troubles de l’humeur peuvent avoir des symptômes comme :

Phase maniaque :

Une période distincte d’humeur élevée, enthousiaste ou irritable, qui inclut au moins trois des symptômes suivant :

·         Activité et énergie physique ou mentale augmentée.

·         Optimisme et confiance en soi exagérés.

·         Pensées grandioses, très fort sentiment de sa propre importance.

·         Irritabilité excessive.

·         Comportement agressif.

·         Besoin de dormir réduit sans sentir de fatigue.

·         Pensées et paroles qui défilent.

·         Jugements pauvres et impulsifs.

·         Comportements imprudents tels que dépenser l’argent sans retenue, prendre des décisions financières impulsives, conduite erratique et indiscrétion sexuelle.

·         Dans les cas sévères, illusions et hallucinations.

 Phase hypomaniaque :

 Similaire à la phase maniaque, excepté qu’elle est moins sévère et sans illusions ou hallucinations. C’est clairement différent d’une humeur non dépressive avec un changement évident de comportement qui est inhabituel ou différent du caractère de la personne.

Phase dépressive majeure :

Une période pendant laquelle au moins 5 de ces symptômes sont présents :

·         Tristesse prolongée ou crises de larmes inexpliquées.

·         Changements significatifs de l’appétit et du rythme de sommeil.

·          Irritabilité, colère, agitation.

·         Inquiétude, anxiété.

·         Pessimisme indifférence.

·         Perte d’énergie, épuisement persistant.

·         Sentiments de culpabilité, inutilité et/ou de désespoir.

·         Incapacité à se concentrer, indécisions.

·         Incapacité à prendre du plaisir dans les anciens intérêts, retrait social.

·         Consommation excessive d’alcool ou de substances chimiques.

·         Pensées récurrentes de mort ou de suicide.

Etat mixte :

Aussi appelé manie mixte. Une période pendant laquelle les symptômes de la manie et de la dépression sont présents en même temps.

Dysthymie :

C’est un autre trouble de l’humeur, état prolongée de dépression modérée, dont les symptômes incluent un appétit pauvre ou exagéré, insomnie ou trop de temps passé au lit, pauvre estime de soi, mauvaise concentration ou difficultés à prendre des décisions et sentiment de désespoir. La dysthymie peut commencer n’importe quand dans la vie. Alors que l’état déprimé de la dysthymie n’est pas aussi sévère que la dépression majeure, il peut être aussi handicapant.

Cyclothymie :

C’est un autre trouble de l’humeur, une forme moyenne de maniaco-dépression caractérisée par  une alternance d’épisodes hypomaniaques et d’épisodes de dépression sévère. La gravité de cette maladie peut changer dans le temps.

Cycles rapides :

Cela arrive quand la personne a quatre ou plus épisodes maniaques, hypomaniaques, mixtes ou dépressifs dans une période de moins de 12 mois. Pour beaucoup de personnes les cycles rapides sont temporaires.  

Quelle est la différence entre les troubles de l’humeur et les changements d’humeur ordinaires ?

 

Les trois éléments principaux qui font les troubles de l’humeur différents des changements ordinaires d’humeur sont :

·         L’intensité : les changements d’humeur qui viennent avec les troubles de l’humeur sont habituellement plus sévères que les changements ordinaires d’humeur.

·         La longueur : Une mauvaise humeur part généralement en quelques jours alors que la dépression peut durer des semaines ou des mois. Quand une personne souffre de cycles rapides, les humeurs hautes et basses peuvent venir et repartir rapidement, mais la personne ne retrouve pas une humeur stable pendant un longtemps.

·         Les interférences dans la vie : les extrêmes dans l’humeur qui accompagnent les troubles de l’humeur peuvent causer de sérieux problèmes. Par exemple, la dépression peut rendre une personne incapable de sortir du lit ou d’aller au travail ou la manie peut amener une personne à passer des jours sans dormir ou à dépenser de l’argent qu’elle n’a pas.

 

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